Ngadatna, le « je-m’en-foutiste », est un enfant gâté. Têtu comme un âne qui refuse de traverser un pont, il est le genre de personne qui veut, mais ne peut pas, ou qui peut, mais ne veut pas. Il n’est pas seulement partisan d’une vie facile, mais trouve que la réussite de ses parents est aussi la sienne propre. Ngadatna n’est pas comme les autres enfants, il n’est pas engendré, mais créé. Il s’oppose à tout, et surtout à son père dont il dit qu’il n’a jamais passé un deal avec lui avant de venir au monde. Son père, c’est l’ancien, lui, le nouveau. Le passé et le présent qui n’ont en commun que l’hérédité que le fils tire du père. Au-delà des mauvaisetés lancées entre les deux protagonistes, des conseils de sagesse sont prodigués pour ouvrir des voies favorables à l’épanouissement de la singularité et de la personnalité idoine du jeune Africain, afin de lui permettre d’assumer ses responsabilités dans le monde. Le fils et le père que rien n’unit ni ne sépare. L’éternel recommencement.